5 sept. 2014

Des copropriétaires en colère face aux nuisances


Si la location chez l'habitant Tn Requin est plébiscitée par les touristes, elle n'est pas toujours appréciée du voisinage.
C'est une vraie adresse parisienne de carte postale pour un touriste. Situé en plein cœur du Quartier latin, l'immeuble du XVIIIe siècle compte dix logements et sa coquette cour est agrémentée de verdure et de fleurs jusque dans la cage d'escalier. Pas étonnant que le propriétaire du studio situé au troisième étage fasse un carton avec sa jolie annonce sur Airbnb. Grâce à une belle hauteur sous plafond et à une mezzanine, il accueille trois canapés-lits et peut loger jusqu'à six personnes dans 24 mètres carrés. À 120 euros la nuit, c'est une bonne affaire pour le logeur mais aussi pour les touristes, qui bénéficient d'un prix par personne comparable à une auberge de jeunesse.
Mais du côté de la copropriété, tout le monde n'en profite pas autant. «Jusque-là, nous avions un fonctionnement très familial, nous nous connaissons tous et nous retrouvons pour des fêtes d'immeuble et parfois même dans nos maisons de campagne, Nike Air Max explique le syndic bénévole de l'immeuble, qui occupe les lieux depuis trente-cinq ans. Mais depuis deux ans, c'est le va-et-vient incessant avec des occupants sans gêne qui ne font aucun effort pour s'intégrer.» Entre arrivées tardives et bruyantes et départs dès l'aube, cage d'escalier abîmée et soirées arrosées, il n'en peut plus. Et il était bien décidé à faire cesser l'arrivée des «hordes de Cosaques», comme il les décrit avec un clin d'œil.
Il a bien essayé de faire valoir que la clause d'habitation bourgeoise de la copropriété (réservée à l'habitation ou aux professions libérales) interdisait ce genre de pratique, la jurisprudence lui donne tort. Un arrêt souligne que les nuisances générées par une clientèle touristique sont comparables au passage qu'apporte une Air Jordan Pas Cher.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire