5 sept. 2014

Ecarté du gouvernement, Thévenoud se défend : «Je ne suis pas un fraudeur»

Sa ligne de défense tient en quelques mots : «On peut m’accuser de négligence, mais pas de malhonnêteté.» Après avoir assombri un peu plus la rentrée proprement cauchemardesque de François Hollande, Thomas Thévenoud s'explique, ce vendredi soir, auprès du «Journal de Saône-et-Loire». Il jure : «Je ne suis pas un fraudeur, je suis un contribuable négligent.» Le très éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, contraint à la démission neuf jours après sa nomination pour cause de problèmes fiscaux, se livre, dans les colonnes du quotidien régional de sa terre d'élection, à un plaidoyer pro domo, certifiant être «à jour de (ses) obligations déclaratives et de paiements». «Il s’agit uniquement de problèmes de déclarations et de retards de paiement», insiste-t-il. Et l'ex-membre de la commission d'enquête sur... l'affaire Cahuzac de certifier : «Je n’ai jamais fait de fausses déclarations, jamais dissimulé des revenus ou des éléments de mon patrimoine. Je n’ai jamais trompé l’administration fiscale.» Il veut rester député Pour preuve de sa bonne foi, il détaille : «En 2012, la déclaration de mes revenus a été déposée avec retard. L’impôt sur le revenu correspondant a été réglé intégralement depuis longtemps, pénalités comprises, conformément à la loi. En 2013, l’absence de déclaration a donné lieu à ce que l’on appelle une taxation d’office par l’administration fiscale. Là encore, j’ai payé l’impôt et les pénalités dues. En 2014, la déclaration a été déposée en retard et j’attends maintenant l’envoi de mon avis d’imposition.» Comment explique-t-il sa «négligence»? «Au fond, ma rigueur dans la vie publique n’a eu d’égale que ma négligence dans la gestion privée», résume-t-il. «Depuis quelques années je me suis laissé déborder par mon engagement public. Ma vie s’est accélérée et, à mesure que j’assumais de nouvelles responsabilités publiques, les problèmes s’accumulaient dans ma gestion privée», explique cet ex-étoile montante du PS.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire