5 sept. 2014

Les hôteliers crient à la concurrence déloyale

Les ­locations entre particuliers se développent à Paris mais aussi à Lyon, à Aix-en-Provence ou à Nice. La saison estivale dans les hôtels et restaurants n'a pas été brillante et la crise ou la météo maussade n'ont pas été les seules responsables. Après s'être inquiétée de l'ampleur du phénomène des locations entre particuliers, la profession en subit désormais les effets. «En zone urbaine, l'impact a été très net cet été, souligne Laurent Duc, responsable de la branche hôtellerie à l'Umih, principal syndicat du secteur. Nous avons perdu une clientèle de courts séjours en famille qui pèse près de 10 % de l'activité. Les visiteurs sont bien là mais nos établissements sont plus vides qu'auparavant.» S'il veut bien reconnaître une tendance de société avec une recherche de nouveaux modes d'hébergement, il voit rouge en revanche quand il observe une «professionnalisation» de cette activité. Il est vrai que les multipropriétaires vivant quasiment de cette activité se multiplient, surtout à Paris mais aussi à Lyon, à Aix-en-Provence ou à Nice. Et pour l'instant, malgré la loi Alur sur le logement qui a tenté de clarifier le cadre réglementaire, cette pratique échappe encore largement aux normes et aux impôts. Même si les annonces sont visibles de tous, ces sites, étrangers pour la plupart, ne communiquent pas leurs chiffres. Ils se contentent de rappeler aux logeurs qu'ils doivent se mettre en conformité avec la législation de leur pays et demandent en France une déclaration sur l'honneur à ce sujet. «Il faudrait vraiment agir au niveau de la fiscalité pour que les chiffres d'affaires soient déclarés et les taxes de séjours réglées, s'emporte Laurent Duc. Les États-Unis sont capables de condamner la BNP à verser plusieurs milliards de dollars d'amende ou d'obtenir dans.

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